Daniel Zerbib nommé au comex de Clifford Chance

septembre 3, 2018

Réputé pour sa polyvalence, Daniel Zerbib (47 ans) n'est pas du genre à s'en laisser conter face aux meilleurs praticiens en titrisation, restructuring, leverage finance, infrastructures, produits structurés etc...
Et pour cause, Band 1, il fait partie de cette caste. Cette somme de compétences (qui ne court pas les rues), fait de lui un associé aussi recherché par les chasseurs de tête qu'un ennemi public n°1 par les forces de l'ordre. De fait, le spectre qu'il couvre mieux que quiconque (en finance) est également le nom de cette organisation qu'il faut mieux avoir avec qu'en face sauf si l'on est comme 007 au service de sa gracieuse majesté. Cela tombe bien puisque ce fin lettré officie chez un membre du magic circle dont le QG se situe non loin de celui du MI 6.
Travailler à ses côtés revient à "s'instruire pour vaincre" et Benjamin de Blegiers, promis à un bel avenir en corporate après avoir acquis une solide expertise en finance, est là pour en témoigner.
Capable de mener (de front) plusieurs deals dans différents domaines, cet assidu du Parc des Princes (au milieu des supporters, pas en loge) est apprécié ou redouté, selon les cas, en fonction du niveau de ses contradicteurs.
Préférant l'honneur aux honneurs comme son grand-père du 2ème Régiment de Marche d'Afrique cité pour sa bravoure aux Dardanelles et à Verdun, idem pour son père engagé volontaire (à 21 ans) avec son frère dans la 1ère armée de Jean de Lattre de Tassigny qu'il a suivi du débarquement en Provence jusqu'au “Nid d'aigle”, cet associé “de 12 ans d'âge” connu pour sa discrétion et sa précision, fait l'unanimité.
Nul risque qu'il ne finisse enterré vivant comme celui dont il a hérité du nom (Nicky Santoro) chez Clifford Chance où les exécutions sommaires sont pourtant plus rares qu'ailleurs. A moins que des nostalgiques de l'Algérie française ne lui reproche d'avoir sur son livret d'État civil, le prénom de l'auteur du discours de Mostaganem.
Aussi, son entrée au comex (6 membres) de ce magic circle après laquelle il n'a pas couru comme certains de ses confrères avant lui dont on taira les noms par charité chrétienne, va l'occuper sans le détourner de ses priorités.
C'est à l'issue d'un stage chez Jeantet (1 an) en compagnie du petit neveu de l'auteur du Chant des partisans rencontré sur les bancs d'Assas, dépositaire (on ne sait comment) du prénom du “Maréchal nous voilà” (d'autant plus incompréhensible que ses initiales ne lui ressemblent pas) qu'il a rejoint Londres. Sans répondre à l'appel du général comme son père, il s'est engagé chez Clifford Chance (22 ans dont 2 près de la Tamise).
A la différence de Vincent Hatton, ses capacités lui font rapidement accéder à l'élite de la titrisation. Un métier qu'il a plus appris auprès de Jonathan Lewis (fils de mineur gallois) que de Richard Parolai. Un temps porté disparu, ce dernier a fini par resurgir sur les rives du lac de Côme (pas si bouffi que cela) reconverti en aubergiste et pas en Pizzaiolo comme certains l'ont colporté.
En 2005, il se détourne de cette practice pour laisser le champ libre à Frédéric Lacroix. Ainsi, ce transfuge de Freshfields n'a pas eu l'impression qu'à l'ombre des chênes.......
N'étant pas fils de “pied noir”, tout comme son ami Thierry Laloum qu'il a connu chez Jeantet, il n'a pas quitté l'ABS “une main devant, une main derrière”. Bien au contraire comme le montre sa position (enviée) en restructuring et surtout en infrastructures où il a bénéficié de l'expérience du regretté Michael Elland Goldschmidt (passé par Eaton). Ce compagnonnage l'a conduit à former un redoutable binôme en PPP avec David Préat dont la vélocité n'est pas sans rappeler celle d'Attila le Hun.
Sans conteste, ce numéro revient à celui sans équivalent sur le marché en dehors d'Eric Cartier Millon, son aîné, de plus en plus accaparé par le leveraged finance.