Bredin Prat : Un dimanche à la campagne

septembre 16, 2021

Attention à ne pas se méprendre, ce titre n'a rien à voir avec le film (1984) du regretté Gérard Tavernier où une fille remet en question les choix artistiques de son père à l'occasion de l'immuable déjeuner de famille durant le jour du Seigneur.
Avec une mère expert en art moderne et contemporain chez Tajan Ader Picard à la manoeuvre avec son époux pour faire de la collection “regards croisés” l'un des must de la Place en raison de ces choix audacieux, leur fils n'était pas à l'abri de quelques remarques sur la décoration de sa maison de campagne.
Laquelle, située à 60 km à l'Ouest de Paris près d'un village de 650 habitants, a accueilli, le temps d'un après midi, la garden party organisée par Sébastien Prat, histoire de rassembler l'ensemble des avocats de Bredin Prat.
Peut être de peur que ce moment d'intimité ne se retrouve sur l'Instagram d'Eva Stattin, la singulière compagne de Didier Martin, les conjoints n'étaient pas invités.
A moins qu'il s'agissait de prévenir d'éventuelles altercations comme cela s'est déjà vu entre épouses et collaboratrices ou tout simplement de respecter la distanciation sociale.
Si le maître des lieux fournissait le couvert, de grandes nappes à même le sol, les boissons, le dessert et le café, il revenait aux associés de venir avec leur panier avec de quoi rassasier les 3 ou 4 avocats qu'ils avaient pris en covoiturage.
Cette prodigalité ne pouvant que dissuader Laurent Schoenstein de décliner une offre de Bredin Prat si jamais elle se présentait. Les invités avaient reçu comme consigne de s'habiller en blanc, plus salissant que le noir et moins friendly pour celles ne fréquentant par assidûment MMSport.
Avec pour avantage d'éviter les fautes de goût vestimentaire comme celle qui saute aux yeux de celles qui découvrent pour la 1ère fois les rideaux tricolores de la salle ovale du cabinet. De quoi vous inciter à demander à quelqu'un de vous aider à grimper dessus pour les décrocher.
Ceux qui espéraient voir débarquer la fille de Thomas Forschbach en Dirndl n'ont pas vu leur fantasme se réaliser. Et pour cause, en raison de l'annulation de l'Oktoberfest, outre Rhin cela aurait été plutôt mal vu. Ayant convolée en justes noces, 9 semaines 1/2 plus tôt avec Jean-Baptiste Hunaut l'un des Lt de la DS du private equity, Charlotte Ast n'a pas remis sa robe de mariée.
En revanche d'autres ont été soulagés que Pascale Lagesse ne vienne pas en Sega, cela aurait été indécent.
A ce sujet, moins pudiques que leur practice ne le sous-entend, comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences, plusieurs jeunes collaboratrices du litigation étaient vêtues d'une robe légère au-dessus du genou.
Pas très pratique pour déjeuner, en tailleur, à même le sol, à moins de vouloir attirer l'attention. Peut être que ces ingénues ont été prises à dépourvu par l'absence de chaises et de tables, alors que d'autres plus prévoyantes portaient un pantalon.
Comme les practices étaient mixées pour se parler, voire échanger en se gardant bien de heuter le rapport d'autorité par des familiarités, certains curieux ont dû attraper un torticoli.
Autant dire que ceux qui étaient tombés sur Benjamin Kanovitch, réputé pour sa frugalité et son penchant pour les marques distributeurs, avaient repéré sur le chemin les relais routiers pour ne pas rentrer à Paris trop affamés.
Après l'apéro suivi d'un pique-nique arrosé de vins sans prétention, 2 quatuors à cordes se sont succédés avant le dessert.
Si le 1er n'a pas vraiment fait sensation, le second composé de 4 nymphettes vêtues de robe vaporeuse blanc cassé, a eu plus de succès auprès de la gente masculine.
Pourtant peu mélomane, Olivier Assant et Nicolas Laurent n'ont pas perdu une miette du spectacle qui s'offrait à leurs yeux, rappelant à certains le loup de Tex Avery.
Sur la fin, le maître des lieux a effectué quelque pas de danse avec son épouse, imité par un couple improvisé, sans créer l'effet d'entraînement espéré.
Alors que certains invités dont les 2 coiffés d'un Panama, un chapeau à la couleur du gazon aurait été plus approprié pour l'un d'eux, en ont profité pour faire plus ample connaissance voire plus si affinité, d'autres ont pris racine avant de quitter les lieux précédés par ceux soucieux de passer un peu de temps en famille, rentrés bien avant eux.