Latham & Watkins met les petits plats dans les grands

juillet 8, 2022

Déjà connu pour mettre les pieds dans le plat, Gaëtan Gianasso n'a rien trouvé de mieux pendant la garden party de son cabinet que de papoter devant une décoration florale.
Résultat sur les photos, la coiffe exotique dont il est affublé, lui donne un air de meneuse de revue cubaine sous l'ère Batista.
Prise sous un autre angle, Mathilde Saltiel, toute de rouge vêtue, au risque de se prendre un coup de corne, aurait fait bien meilleure impression.
Celle que certains comparent à Clémence Fallet, cette partner en M&A de Bredin Prat qu'Olivier Assant a pris son son aile, a bien mené sa barque.
En suivant Jacques Gunther chez Latham & Watkins, elle a brûlé les étapes. Arrivée comme associate, elle est passée counsel au bout de 8 mois puis partner 2 ans plus tard.
Placée sous les projecteurs et pas seulement de ceux, rappelant à certains des miradors, installés pour la réception de Latham & Watkins, celle que Law.com International trouve géniale alors qu'elle n'a rien fait, en la nommant rising star Europe female lawyer dans son classement un peu trop vite présenté comme prestigieux, a été mise sur le devant de la scène.
Sponsorisée par Latham & Watkins, la dernière conférence M&A annuelle de Capital Finance a été l'occasion de voir ce qu'elle “avait dans le ventre”. Encadrée par Alexander Crosthwaite, le fils de Christopher qui a veillé sur Thomas Forschbach à ses débuts, et Pierre-Louis Cléro, son baptême du feu s'est plutôt bien passé.
Surprise à réconforter son mentor, rétrogradé de la 3ème à la 6ème place du Top 40 des avocats du CAC 40 de Forbes, ce serait dommage qu'il lui arrive la même mésaventure que Sapir, une blonde comme Faustine Viala, avec la femme de Guy Fransis dans Mafia Queens qui trouvait que la jeune russe lui faisait concurrence. Pas de chance, c'est aussi le nom de la practice où sévit l'associée en anti trust.
Parmi les 800 invités qui avaient répondu, 600 étaient présents en comptant le personnel de Latham & Watkins appelé à les chaperonner. Heureusement parmi les happy fews, aucun n'a imité Hrundi V. Bakshi, l'invité surprise du dîner de gala des Clutterbuck dans The Party (1968).
A leur arrivée, le personnel de Lenôtre les attendait avec les rafraichissements de circonstance notamment des coupes de Mumm.
Point de Guy Savoy ou d'autres grands chefs comme lors de la remise de la rosette par Christine Lagarde à Jean-Luc Allavena, à l'Hôtel de la Monnaie.
Absente au Prix Ulysse de l'ARE mais présente à la réception de l'ex-managing director d'Appolo, Hélène Bourbouloux n'a pas été surprise, lors de celle-ci, à faire la fine bouche. D'ailleurs cela ne lui ressemble pas comme à son habitude, elle a fait bonne figure. Cela n'a pas été le cas de tout le monde.
Venu en jean's et baskets, Thibault Basquin d'Ardian est devenu tout blanc en voyant un photographe mitrailler l'assistance.
Si jamais l'un de ces clichés tombait entre les mains de la DS du private equity, pour sûr il aurait des comptes à rendre. Espérons qu'il n'a pas tenté de récupérer les pellicules de peur de tomber en disgrâce. Ou si c'est le cas qu'il s'y est pris autrement que Jacques Bouthier, l'ex-CEO d'Assu 2000.
A l'opposé, Vincent Catherine est venu tiré à 4 épingles. Pourtant son avatar, Vinny Sharkfanatic, est plutôt du genre à mettre un short de Muay Thaï ou à traîner avec des membres de groupes d'heavy metal quand ce n'est pas avec d'autres personnes encore moins recommandables à Ibiza.
Muet comme une tombe, il a feint l'ignorance quand l'un des journaliste invités lui a demandé où il en était sur ce deal avorté, l'an passé, qu'il tentait de ressusciter. Plus chevelu que lui mais moins que son co-head chez Lazard en charge des financial sponsors, Jean-Philippe Bescond était aussi de la fête où une partie du petit monde du private equity, toujours prêt à la faire, était très représentée. La prépondérance de cette practice laissant peu de place aux autres du cabinet comme l'a, une fois de plus, montré la physionomie de cette soirée.
Habitué des désuets déjeuners pères & fils au Café de la Paix, en fait de “fils à papa”, où PPDA se fait discret depuis certaines révélations, Igor de Limur a dignement représenté les banquiers d'affaires. Il est vrai qu'avec l'activité débordante d'UBS, il n'a pas eu de mal à se libérer. Elle est à l'image de celle de l'hôte des lieux en M&A qui n'est pas, contrairement à ce qu'il prétend, une law firm digne de ce nom dans cette practice.
Très entourée Diki Korniloff d'IK Partners, a éclipsé les jeunes dépêchés par PAI, Astorg et Bridgepoint pour remplacer les associés qui n'avaient pas pu se libérer.
Surprise à faire tapisserie alors qu'elle vient d'être estampillée rising star par Private Equity News, Marlène Bazouin, principal chez PAI, a trouvé “une épaule sur qui se reposer”. Mais quand cette personne alluma une cigarette, cela la plongea dans un profond désarroi s'apercevant que sa notoriété avait été tout aussi éphémère que la petite flamme de l'allumette qui venait de se consumer.
En croyant reconnaître l'acteur qui joue l'infirmier Benigno dans Parles avec elle (2002), elle retrouva le sourire mais déchanta vite quand on lui dit que ce n'était que Xavier Farde en train de discuter avec une invitée dont la veste était froissée. Cet indice incitant à penser qu'il s'agissait de l'une de ses partenaires de zumba.
Quant à la sienne, elle ressemblait à s'y méprendre à celle que Mathilde Saltiel portait lors de la conf Capital Finance. Mais gardons-nous de tirer des conclusions hâtives comme ce journaliste du Point pris à défaut sur l'employée de maison de ce couple encarté à LFI.
Se prolongeant tard, les derniers convives sont partis bien après 23h30 sans avoir pris le temps de trop s'attarder sur le travail de l'artiste Vincent Leroy.
Parmi ces irréductibles, certains, bien éméchés, ont cru voir un revenant. Malgré leur état, ils ne se sont pas trompés, il s'agissait bien de Patrick Laporte. En escale à Paris avant de partir pour de nouvelles aventures, cet adepte des pince-fesses en a profité pour faire un dernier tour de piste dans son ex-cabinet. Quelques heures plus tard, il décollait pour assister, à l'autre bout du monde, à un tournoi de beach volley féminin, sa nouvelle passion.