La chasse aux trésors de Jean-François de Maulmin

janvier 2, 2026

Depuis votre rencontre dans une paroisse, vous ne cessez de bénir ce jour. À défaut de le comparer à Philippe de Dieuleveult, Célestin Poux lui va comme un gant.
C'est la bonne âme qui apporte dans Un long Dimanche de fiançailles (2003) à Manech un bol de chocolat chaud du Niger avec des tartines beurrées au Barrate au sel de Guérande avec du miel de lavande alors qu'il se trouve sous le feu ennemi dans une tranchée avec son unité dans l'attente de passer en cour martiale.
Le danger, Jean-François de Maulmin s'en accommode comme du froid puisqu'il a fréquenté les Karen (ni Mulder, ni Cherryl) et a dormi, de temps à autre, en igloo lorsqu'il était au 13e BCA.
En revanche pas la faim, aussi nul risque de l'entendre comme Raymond Bettoun dans Le Grand Pardon (1982) dire “Chez nous avec un morceau de pain et des olives, on remercie Dieu“.
Et pour cause, cette année là, cet ancien de La Providence d'Amiens, un établissement privé où un jeune lycéen a convolé avec sa prof de français mariée et mère de famille, se trouvait à l'autre bout du monde.
Au lieu de marcher à la baguette, il a mangé avec à Hong Kong, Pékin, Taïwan et Tokyo tout en travaillant pour Thomson. À son retour en France, il atterrit chez un brooker japonais puis part chez SG Warburg à Londres avant de revenir à Paris à la BGP avant son rachat par le Crédit Lyonnais.
Comme ce mezzo soprano à la chorale de St Louis de Gonzague (Franklin) a déjà lancé plusieurs services (annonces immobilières, revues de presse), il n'est pas pris au dépourvu par l'arrivée d'internet. Bien au contraire puisque cet adepte de la tech se lance dans les revues de presse digitales avant de bifurquer vers la pub.
À cette occasion, il sillonne la France, en long en large et en travers et profite de son temps libre pour aller à la rencontre des producteurs locaux et dénicher des produits artisanaux premium que l'on ne trouve nulle part ailleurs que sur le MonComtéBon.com, le site internet qu'il fonde, en 2017, avec l'aide d'un de ses fils en charge de l’IT.
Avec ses interlocuteurs, le courant passe mieux que bien puisque ce père de 4 enfants en connaît un rayon sur les produits de Franche Comté (Comté, Morbier, Bleu de Gex, Saucisse de Morteau, le vin jaune de Château-Chalon etc..), sa région de coeur où sa famille possède depuis la Révolution un couvent et collabore avec une fruitière, une coopérative de fromages comme on les appelle là-bas. La tradition cela lui parle.
Très vite, l'offre du site s'étoffe avec des produits bons et sains d'autres coins de France (fois gras du Périgord, Ossau Iraty du Col de Ronceveaux, le jambon du Cotentin fumé au bois de hêtre etc..) directement testés et approuvés auprès d'artisans discrets, travailleurs et consciencieux préférant l'authenticité à l'iconique.
Aussi quand certains clients de MonComtébon.com croisent dans leur quartier, des personnes revenant de leurs courses avec un sac Petrossian avec l'air narquois de Mr Bean lors de la cérémonie des JO de Londres 2012, un ange passe.
Il arrive parfois que certains produits ne soient plus référencés sur le site quand ce n'est pas la saison mais parfois également si le savoir-faire de l'artisan n'a pas été préservé après sa succession. Ici la vigilance est de rigueur, histoire de tenir son rang.