Dieu soit loué, le père Mayor, à ne pas confondre avec Maor où sévit en terre sainte celui surnommé Jabba le Hutt, n'a pas vu rouge comme ce prête dans Malavita (2013) après avoir incité l'une de ses ouailles à se confesser sans se douter le moins du monde à qui il avait affaire.
Sur ce point, Stéphane Mayor (53 ans) ne risque pas d'être pris au dépourvu ayant croisé l'étalon du M&A chez MGT (5 ans) où il s'occupait de lever des fonds en tech.
Que l'on se rassure, pas en allant vider les troncs dans les églises à l'instar de Bourvil dans Un drôle de paroissien (1963). De l'avis de David Salabi à qui il a appris à nouer correctement sa cravate, il se débrouillait mieux que bien.
Dommage qu’HEC ne s’est pas tourné vers lui pour récolter les 500 M€ dont l’école a besoin au lieu de faire appel parmi ses alumni à l’indélicat Jean-Baptiste Charlet qui laisse des ardoises derrière lui.
Après l'éclatement de la bulle internet, Stéphane Mayor répond à l'appel de Dieu et entre dans les ordres. Au bout de 7 ans de séminaire à Paris et Bruxelles, il est ordonné prêtre et nommé vicaire, en 2010, à Sainte Marie des Batignolles.
Muté au diocèse d’Evry, ce ministre du culte passe 3 ans comme curé à Massy avant de retourner, en 2019, dans la Capitale à la paroisse Notre Dame des Otages construite, en 1938, sur le lieu où 52 otages dont 9 prêtres et 1 séminariste furent exécutés durant la semaine sanglante de la Commune de Paris.
Là, ce membre du clergé séculier se fait remarquer (en bien) en créant l’Incubateur Saint-Joseph pour accompagner les porteurs de projets désireux de vivre l’évangile dans la mise en oeuvre de leurs projets.
Habile comme dirait OSS 117, c'est à Philippe Henry, un marseillais qui n'a pas les 2 pieds dans le même sabot, fin connaisseur de la Place financière de Paris qu'il en confie la présidence.
Lequel, homonyme d'un triple 1er prix de violoncelle et de musique de chambre, a joué, en septembre dernier, du violon lors de la 1ère messe du private equity célébrée en catimini dans la chapelle de Saint François-Xavier peu de temps après la nomination du père Mayor comme curé de cette paroisse.
Ne pouvant assister à la 2ème, célébrée 5 jours après Mi-Carême, pour cause de pèlerinage en Corse sur les pas du padre Albini, il avait pris soin de se faire représenter par un ami de longue date, identifié sur le flyer posté sur Linkedin par ..... n'étant pas investisseur, avocat, conseil, auditeur, entrepreneur, ni banquier.
Peu ou prou considéré par certains comme la Sainte Inquisition de la finance et longtemps proche voisinde l’Opus Dei, rue Dufrenoy, ce dernier, béni, en culotte courte, par Paul VI lors de la messe de Pâques durant une Année Sainte, a été l'oeil du Vatican le temps de cette liturgie au cours de laquelle l'homélie a succédé comme il se doit à la lecture de l'Évangile (Saint Jean 5,1-16) et précédé la quête puis l'Eucharistie.
Surpris à mâcher l’ostie comme un chewimg-gum mais avec la distinction qui le caractérise, Geoffroi de Saint Chamas a fait honneur à la collation proposée par un banquier d’affaires qui vit à Madrid. Lequel a pris soin de préciser devant l’autel qu'il ne s'agissait pas d'un cocktail.
Dieu soit loué, l'espiègle et débraillé Stéphane Perriquet, entouré de Charles Masson, d'un associé de Freshfields et d'un autre d'Ashurst, sans oublier une counsel d'August & Debouzy, n'a pas rajouté “de Charles Traiteur”, cela aurait été tout aussi mal venu qu’entonner Le curé de Camaret dont il connaît les paroles par cœur.
Il faut dire que ce “petit diable” suspecté d'être un ange tentateur mais en moins lubrique que celui du père Tarain, avait déjà fait des siennes en confondant Sainte Catherine de Sienne avec La vierge Marie.
Quant à cet adepte comme Olivier Aubouin du jeun intermittent, sans aller jusqu'à se laver à l'eau froide et se priver de gluten, sucre et laitage durant Carême comme certains de ses voisins, il n'a pas perdu une miette de cette messe tout en faisant maigre.
Parmi les 300 fidèles présents, seule une poignée comme cette discrète banquière de D&A Corporate Finance venait du private equity.
Ils auraient été plus nombreux si Gonzague de Blignières s'était déplacé ou s'était fait représenter par Aymeric Marraud des Grottes que l'on croise comme Vincent Bolloré et d’autres à la Chapelle Notre-Dame du Saint Sacrement. Seul l'un de ses alter ego dont les bureaux sont près de l'Étoile l'a fait.
Dans la nef pouvant contenir 1000 disciples bien plus que dans le restaurant éponyme où se retrouvent ceux de Jean-Pierre Vigato, le carried interest ne figurait pas au menu de tous ceux présents.
Loin de là, au point de se demander si ce lieu sacré n'avait pas attiré des fans de The Mamas and the Papas connaissant bien les paroles de California Dreamin' “Stopped into a church I passed along the way. Well, I got down on my knees and I pretend to pray. You know the preacher like the cold, he knows I'm gonna stay“, venus faire leur chemin de Damas.
En tout cas l’hospitalité, l’accueil, la fraternité et l’intégration étaient palpables, aidés en cela par des ramequins de poisson-riz et de viande-purée arrosés comme il se doit du sang du Christ.
Des sujets au demeurant chers à Guillaume Rossignol, ex-associé très apprécié chez De Pardieu aux antipodes de Guillaume Touttée, qui s'est tourné vers les autres et non des moindres en devenant directeur du Service Jésuite des Réfugiés en France.
Même s'il n'est pas du genre à faire son cinéma, le père Mayor connait bien La traversée de Paris (1955) où Grandgil répond à un Major de la Wehrmacht après avoir été pris la main dans le sac par une patrouille “vous savez bien qu'on dit que dans chaque français il y a un cochon qui se cache”. En ce jour de la Saint Patrick, il a placé, pince sans rire, que dans chacun de nous sommeille un irlandais, au risque de passer malgré lui pour un sympathisant de l'IRA.