Sur ce cliché qui pourrait prêter à confusion à la douane de l'aéroport Houari Boumédiène où à leur retour forcé, certains, précédés par leur photo grimés en Gad Elmaleh dans Chouchou, passent un mauvais 1/4 d'heure, l'un a été invité à L'Arpège *** par celui convié par son vis à vis dans un restaurant de quartier, le sien en l'occurence.
Dans ce bistrot japonais, tout aussi infâme que Zen, rue des Pyramides, lequel ne lui appartient pas comme Cauis à Jérémie Jeausserand, il y a une forte probabilité qu'une visite inopinée soit tout aussi fatale au Soma Milton qu'une descente de la police des moeurs tombant sur un mineur dans un backroom si jamais des Ninjas décident de réparer l'affront fait à la cuisine de leur pays.
Une fois leur devoir accompli, ces derniers pourront faire un saut chez Rayonnance, la pâtisserie qui fait concurrence à Mori Yoshida que Frédéric Pescatori fréquente assidument et n’est pas le dernier à recommander.
La faire découvrir à cette charmante maîtresse de maison qu'il connaît, mais moins bien que Sophie Cohen, relève de la bonne action voire du salut public quand invité à prendre le thé, vous découvrez avec stupeur, en arrivant, un cake au citron de Cyril Lignac posé sur une table Klein.
Et pourquoi pas à cet adepte des grandes tables qui lorsqu’il vous a invité chez TaoKan vous a dit “c’est un endroit que mes enfants aiment bien” alors que vous savez qu’Oh vin Dieu est sa cantine. Au moins, il a eu le mérite de vous faire découvrir un endroit où vous ne retournerez pas. Mais comme on dit, c’est l’intention qui compte même si l’on peut s’attendre à mieux d’un fin gourmet.
À cette adresse anti-cléricale que vous a fait découvrir Alexandre Couturier et où Jean-Baptiste Marchand qui vient en voisin, a son rond de serviette, ce serait bien que le chef américain prenne des cours chez Ferrandi, il en a besoin. Moins raffiné, L’Évasion à Saint Augustin peut compter sur ses fidèles clients qui se contentent de peu, les produits n’étant pas de 1er choix, au demeurant comme ceux du Bistrot du Sommelier. Par charité chrétienne, Saint Augustin se trouvant en face. Vous aviez accepté du bout des lèvres que Guillaume Rougier-Brierre vous y traîne, la veille de Noël.
Quant au Grand Colbert cela fait longtemps qu’il ne fait plus recette sauf auprès des nostalgiques de Something's Gotta Give (2003) où a été tournée une scène de cette romance avec Jack Nicholson et Diane Keaton.
Non loin, la situation est pire au Tÿr, un infâme snack libanais où Raja Kawa vous avez invité pour faire votre connaissance. En apprenant cela, son patron, Axel de Ferran, vous avait emmené, sans tarder, au Grand Véfour en s’excusant.
Plus tard, le fautif vous avait convié chez Rimal. Nadim Barouki, lui préférait Al Ajami, idem pour Fady Lahame.
Pour ceux qui ont reconnu sur la photo, Driss Bererhi tendre, tout sourire, un gâteau avec 3 bougies, le symbole de I love You, à Julien Roux, ils savent que ces 2 pères de famille partagent les mêmes bureaux mais pas un appartement comme Alex, chef de rang dans une grande brasserie parisienne, avec son collègue Gilbert dans Garçon ! (1983). Du moins à notre connaissance.
C'est mieux ainsi car question goût, ils auraient du mal à se mettre d'accord sans parler que l'un a le palais plus fin que l'autre. Et quoi d'autre, no comment !
C'est bien de cela dont il s'agit car au-delà des convenances et du savoir-vivre, mieux vaut bien choisir le lieu de sa pause-déjeuner.
La Fondation Florence l'a bien compris puisque parmi toutes ses actions, figure un atelier dédié à la gastronomie et à l'oenologie. Ainsi les étudiants parrainés ont pu découvrir la cuisine de Pierre Sang, un compatriote d'Akira Back chez qui un déjeuner avec Amine Habiballah ne s'était pas bien passé, son invité avait perdu connaissance à la fin du repas.
Certains de ces jeunes ont également eu la chance de visiter les caves de calcaire de Veuve Cliquot à Reims, en compagnie de Pierre-Henri Chappaz, Frédéric Chiche et Rémi Carnimolla. Une révélation surtout pour certains des garçons qui jusque là ne connaissaient que la “veuve poignet”, leurs accompagnateurs ayant depuis longtemps passé l'âge de la fréquenter.
Pays de tradition culinaire comme la Chine, l'Inde, la Thaïlande, l'Italie et une poignée d'autres, en France quoi de plus agréable que de faire découvrir une bonne adresse à son invité.
Dans ce domaine, Olivier Tordjman fait figure d'exemple, moins dans d'autres notamment ceux qui l'ont entendu dire “Il baise avec ma bite”. Gonzague de Blignières se souvient encore, 20 ans plus tard, de son invitation chez Sormani mais sans surprise cet essai n'avait pas été transformé.
Ce président des parents d’élèves catholiques, neveu du chef d’état-major de l’OAS en Métropole avait peu goûté ses manières et notamment celle de se tenir à table.
C’est en faisant découvrir Kei *** à Reinhard Dammann après qu’il vous ait convié chez Laurent, à l’époque affublé sans raison d’*, que vous aviez constaté qu’il tenait l’alcool aussi bien qu’Archibald le clochard.
Malheureusement cela n'est pas là où vous avez rejoint cet associé d'Herbert Smith, adepte des pâtes à la poutargue, mais chez Mun, une adresse de Paris Society.
Comme il avait dû prépayer la réservation, impossible d'éviter le guet-apens qu'il vous avait tendu.
Mais quand il vous a confessé qu'il venait ici pour se rincer l'oeil comme s’y prêtent le boutonnage et la transparence des chemisiers des serveuses vous rappelant ceux portés par Fatine Layt, tout s'explique.
Préférant ne rien manger que mal déjeuner, ce jour là, tout en passant un bon moment en sa compagnie, vous aviez fait maigre.
Un autre associé de cette law firm avait été surpris avec Laurent Chatelin au Chiberta.
Depuis, cet endroit où 20 ans plus tôt Jean-Baptiste Charlet avait pris un plomb qui ne vous était pas destiné, avec son lièvre à la royale, a fermé.
Sans le regretter à la différence de Chez Antoine, au point que Les Parisiens n'avait pas tardé à vous voir débarquer à peine la peinture sèche pour retrouver Thibault Sombardier. À l’instar de Robuchon Dassaï, la déception a été à la hauteur de l'attente.
Heureusement qu'à un jet de pierre se trouvent Le Café des Ministères et Le Voltaire, 2 tables qui font honneur à la gastronomie française comme Rooster avec sa bouillabaisse et bien sûr Les Disciples où tout est au diapason en cuisine et en salle.
Et ce, même si pour apprécier la tête de veau, il faut être initié comme Jean-Pierre Collet ou Olivier Rogivue. Ils le sont aussi du pied de cochon mais pas du pied de biche.
Autre bonne adresse, L'Elysée Saint Honoré, une brasserie dont l'âme corse n'est pas la dernière des qualités. Tout le contraire de la Brasserie de Lorraine, mal en point tant les plats et le service laissent à désirer. C'est aussi la pente vers laquelle s'est inexorablement engagée Chez Nini où la qualité ne fait que baisser sans que cela ne semble gêner les habitués.
Il ne faudrait pas qu'Elisabeth Zerbib née Habib, fille de l'inventeur de la Boukha Soleil, ouvre son restaurant avec la pkeila à la carte, ce serait le pompon sur la Garonne.
Quant à son époux, il aime aller s'encanailler au Griffonier, une adresse bien connue de Rothschild & Co, où il faut mieux se rendre avec Gilles Lebreton qu'avec lui pour éviter de s'entendre dire si vous avez eu le malheur de prendre une andouillette “dépêche-toi de la manger, ça pue”.
Surpris en terrasse chez l’ex-Paul Chêne en train de déjeuner avec une stagiaire, cet associé de DGM avait regretté le choix de ce plat après la réflexion espiègle d’un passant “Avec Metoo, tu n’as peur de rien”.
Bien que plus glamour et qu'il n'est pas rare d'entendre dire qu'il faut 10 juifs pour faire 1 arménien, un point de vue qui n'engage que leur auteur, Petrossian n'est pas non plus exempt de tout reproche. C'est peut être pour cela que vous avez retrouvé Pierre Besnainou, de passage à Paris, à La Maison du Caviar.
Fontaine, je ne boirai pas de ton eau prend tout son sens quand vous avez eu le malheur d’aller à La Fontaine Gaillon. Par empathie, vous préférez taire le nom du coupable qui vous y a emmené.
Idem pour celui à l'origine de votre venue au Beefbar, aux antipodes de ce que fût Vivanda lancé, en son temps, par Akrame que Vincent Brenot vous avait fait découvrir. Et l'avis, en la matière, du petit-fils du Guide Lebey ne prête pas à contestation. Ni celui de Charlotte Colin quand on sait qui est son époux.
Si la plupart des maris de ses consoeurs se limitent aux oeufs sur le plat et parfois aux moules à la crème, le sien dont la réputation n'est plus à faire, est bien plus habile de ses mains et talentueux.
C’est aussi le cas de Frédéric Simonin * mais le souvenir que vous en gardez, c’est les verrues sur les mains du serveur qui vous amenait les plats. OAS veille !
Quant à ceux qui préfèrent se contenter d'un plat de spaghettis comme Alberto Sordi dans Una vita difficile (1961), leur faire découvrir La Corte, un lieu suspendu dans le temps, cette initiative sera accueillie comme une bénédiction. À l'inverse, leur expérience chez Rebellato au Langosteria, Il Ristorante et Il Carpaccio sera vécue comme une malédiction. Idem chez Piero TT où la qualité est en dents de scie comme chez Gaya sans que cela ne semble déranger Pierre Gagnaire.
Il faut aller chez Localino où vous avez croisé Laurent Guillo dînant avec son ex-CEO pour découvrir la cuisine de Lombardie et ses interdits. Ainsi, ceux qui accompagnent leur viande de pâtes sont passibles aux yeux de la HSM (haute société milanaise) de la Sainte Inquisition. Après le retour à Vérone du seul associé italien, on peut légitimement s’inquiéter sur le devenir de cette adresse.
Bien que différent puisque sicilien, Non Solo Cucina vaut également le détour. Nul risque d'y trouver les pâtes au cecina de wagyu et caviar, la spécialité de Jaïs dont celles du Piaf ne tiennent pas la comparaison. Au demeurant, ce genre de plat, destiné à une certaine clientèle, n'est pas à votre goût.
Dans ce restaurant qui fait aussi dancing, il n’est pas rare de surprendre des influenceuses, pas toujours très distinguées, au bras de jeunes associés de law firm qui n’ont pas encore de Ferrari mais roulent tout de même en Porsche.
Tout proche de Notre-Dame-de-l'Assomption de Passy qui ne devrait pas tarder à faire couler de l'encre et pas de seiche, à ne pas confondre avec l'église polonaise de la rue Cambon où David Salabi a été prié quand il a lancé sa boutique, ce qui lui a porté chance, il n'est pas rare d'y croiser des prêtres mais toujours pas Don Patillo.
À l’heure du déjeuner, vous n'aviez pas surpris l'étalon du M&A, ramené à la simple condition d'un canasson par un média, avec un morceau de pain et des olives mais au Pavyllon d’Alleno, une adresse sans grand intérêt, peu ou prou l’alter ego du 114 Faubourg qui tient plus la route.
Il est déjà trop tard à La Pagode de Cos et à La Bauhinia, en perdition, qui tentent, sans succès, de se réinventer après avoir tourné le dos à leurs racines asiatiques. En innovant mal à propos, le Shang Palace a perdu son âme et son *.
À ce rythme, la brasserie du Shangri La risque de finir comme le Georges Philippar où le regretté Albert Londres, votre modèle, avait embarqué, de retour d'un reportage à Shanghaï où il avait enquêté sur Du Yuesheng. Lequel avait convié les huiles de la concession française à un banquet en leur honneur pour s'en débarrasser en les empoisonnant à cette occasion.
Inutile de dire à l’Annapurna qui se présente comme le restaurant indien de Paris qu’il fait un rêve de bonne. Dans son décor suranné et avec ses glaces Martine Lambert en dessert, il ne peut pas rivaliser avec ce restaurant que Bertrand Cardi a découvert et qui porte le nom d’un quartier de Londres.
En fin connaisseur de cette cuisine comme l’ambassade du Pakistan dont c’est la cantine, Laurent Bénard le fréquente aussi. Malheureusement ce n’est pas le cas de Guillaume Giuliani. En tout cas, sa DRH associée en droit social n’est pas allergique aux plats traditionnels du Penjab qui y sont servis.
Bien plus abordable que L’Abysse où l’on peut y mettre les doigts…comme à Daniela, fréquenté par Antoine Flamarion moins par Michel Frieh ces derniers temps et pour cause, Kiyomizu reste une valeur sûre avec son service hors pair.
C’est là qu’Éric Hamou a découvert avec celui dont Maurice Tchénio s’était récuré les dents chez Lac Hong avec sa carte de visite devant Isabelle Epp qu’Eddie Misrahi était, peu ou prou, l’alter ego de Kurt “Panzer” Meyer, 30 ans plus tard, sur AMX 13.
À la tête de son peloton de chars, il avait pulvérisé le record de Canjuers. Affecté comme Ian Fleming au renseignement de la Marine, son prédécesseur chez Apax, avait été démobilisé peu de temps avant l’affaire des vedettes de Cherbourg.
Commençant aussi par Kilo (en alphabet militaire), Kinugawa n'allie pas comme il le prétend l'excellence de la cuisine japonaise à l'élégance parisienne.
“Son expérience culinaire unique avec des plats d'exception” vous laisse plutôt le souvenir du Pont de la rivière Kwaï. Peu de choses comparé à Little Bambou, situé à deux pas du Trocadéro où vous avez croisé Laura Bavoux et glissé, exaspéré, au serveur soninké désinvolte qu’il allait finir par vendre des tours Eiffel. Désolé comme le disait Michel Denizot dans Les Guignols.
On ressort de chez ce thaï qui n'en a que le nom comme Robert De Niro dans Voyage au bout de l'enfer. Pour ne pas partir les pieds devant mieux vaut le quitter avec l'estomac dans les talons.
En tout cas, il vous a fait amèrement regretter Bien Bien, cette adresse simple mais délicieuse où vous aimez vous retrouver avec Guillaume Kerner, à ne pas confondre avec Guillaume Kellner plus porté sur le mafé que le pad thaï, qui connaît très bien la cuisine mais aussi la culture et le sport national de ce royaume.