ARE : Week end de ski à Lillehammer

février 16, 2026

Que l'on se rassure, il ne s'agit pas de Guillaume Petit tentant d'entrer sans y être invité dans la chambre de Marie Crumière au Pellostova Hôtel d'Hafjell, une station de ski huppée au pays d'Edvard Munch dont Le Cri a, plus tard, inspiré Scream (1996).
Et pour cause, il ne faisait pas partie de ce voyage présenté comme inoubliable par l'ARE qui en cette année olympique a décidé de faire mieux que bien en l'organisant à 22 km de Lillehammer où ont eu lieu les JO de 1994.
C'est là que Philippe Candeloro a décroché sa médaille de bronze en patinage artistique comme Edgar Grospiron en ski de bosses mais surtout que la petite Laura Bavoux, au lieu de monter sur les toits comme Amélie Poulain au même âge pour se venger d'un voisin malveillant, a découvert le Biathlon avec la médaille d'argent d'Anne Briand et celle de bronze des 2 relais féminin et masculin.
Dieu soit loué, plus grande, Laura n'est pas devenue serveuse à Montmartre.
C'est à Valmorel, la station la plus proche de Chambéry où elle a grandi qu'elle a longtemps pratiqué, avec brio, ce sport exigeant qui claque comme un oxymore où il faut combiner plusieurs qualités antinomiques dont la sérénité pour maîtriser sa respiration au moment du tir après un effort intense.
Le tout dans plusieurs positions qui ne sont heureusement pas celles du Kamasutra même si certains entraîneurs se sont fait épingler pour l'avoir inclus dans le programme de récupération de leurs athlètes mais pas au Biathlon où un accident de tir est vite arrivé.
La nouvelle associée restructuring de Proskauer a évidemment fait le déplacement entre le 12 et le 15 février pendant la Saint Valentin pour d'évidentes raisons sentimentales. Si elle a passé des nuits blanches comme Emmanuel Drai et Véronique Pernin, c'est pour d'autres raisons que ce couple modèle respectueux du devoir conjugal et de la levée des couleurs.
Au lieu de rester bien au chaud sous la couette avec des températures oscillant dehors entre -5°C et -15°C, elle était au balcon même s'il n'y a pas beaucoup de monde, en train d'admirer les aurores boréales.
Il faut dire que depuis qu'elle a regardé la série Vikings sur Netflix et tombée sous le charme de Ragnar Lothbrok, elle croit dur comme fer que ce sont les âmes des morts qui dansent dans le feu et aussi le reflet des armures des Valkyries. Mais également que son héros s'est réincarné dans le corps du fondeur norvégien Johannes Hoesflot Klæbo devenu l'athlète le plus décoré aux JO d’hiver avec ses 9 médailles d'or.
À côté, la photo du levé du soleil prise du chalet à Courchevel 1850 de ce membre de l'ARE qui n'avait pas fait le déplacement comme ceux partis le week end précédent à Cortina, ne tient pas la comparaison.
Il n'y a pas qu'elle qui s'est fait un film. À tout seigneur tout honneur, Céline Domenget-Morin, la nouvelle présidente de l'ARE qui a succédé à Xavier Bailly et hérité de son bilan, comme Félicie aussi.
Attiré très tôt par les chiffres, au point de demander à sa maîtresse d'école ce qu'était un 69, celui dont les costumes lui donnent un petit air de Mr Bean, en a fait son métier qu’il exerce avec application.
Pendant le séjour, un cri strident a retenti dans la nuit. Il ne venait pas de la chambre d'Alexandra Bigot qui ne s’est pas déplacée retenue à Paris par Thomas Doyen pour des raisons qu'il n'est pas possible de détailler pour cause de jurisprudence Consolis (C.Cass-Ch.Com 15 déc 2015) qu’aucun journaliste ne respecte sauf un.
Dans celle de Guilhem Brémond, on entendait les mouches voler et pourtant Virginie Verfaillé ne s’y trouvait pas. De fait, depuis l'enquête dont il a fait l'objet lors du dernier week end ski de Freshfields, celui connu pour avoir donné sa chance à Hector Arroyo s'est tenu à carreau plutôt qu'au garde à vous en Norvège. Après vérification, il s'agissait bien de celle de l'associée de Weil Gotshal.
Apprenant que le destinataire d'un courrier adressé par le bureau et le comité éthique de l'ARE avait été aperçu avec Rafale qui va bientôt être aussi redoutable que l’avion de chasse dont il porte le nom, cette grande émotive que certains comparent à la mère d’Amélie Poulain et pas seulement parce qu’elle a été surprise à regarder le patinage artistique, a fait un mauvais rêve.
S’identifiant aux infortunées victimes de Vincent Cassel avec sa bête du Gévaudan dans Le Pacte des Loups (2001), elle s'est réveillée en sueur au moment d'être dévorée après avoir tenté en vain d’amadouer l’animal se jetant sur elle. Preuve que les WIR ne manquent pas d'imagination.
Dans ce registre, inutile de revenir sur ce que “dérouler du câble” évoque à Delphine Inesta. Il y a de quoi se faire du souci quand on sait que Setic Pourtier est dans le portefeuille d'Arcole.
À près de 2000 km de Paris avec l’empreinte carbone de ce voyage, il a bien fallu trouver des occupations aux happy fews venus oublier les affres du restructuring avec son lot d’abandons de créances et de plans sociaux.
D’autres désormais rangés des voitures, ont fait mieux. Ainsi, Thierry Grimaux s’est envolé à 12.888 km de Paris pour aller piquer une tête à Raja Ampat, un spot de plongée à vous faire remonter le temps jusqu’à 20 milles lieux sous les mers écrit 13 ans avant l’éruption dans la zone du Krakratoa dont Munch fait référence dans Le Cri.
Le soir au coin du feu, après le dîner, plusieurs membres de l’ARE ont regardé les épreuves des JO où le biathlon avec nos miloufs a encore fait office de cache-misère pour les tricolores avec plus de la moitié des médailles remportées. Quand le biathlète norvégien Sturla Holm Laegreid, en bronze au 20 km individuel, a demandé pardon en mondovision à son ex-compagne pour lui avoir été infidèle, certains ont été aperçus par des WIR en train de regarder si leurs lacets n'étaient pas défaits alors qu'ils étaient en charentaises.
Mais l’infidélité peut comme le cholestérol avoir du bon quand Guillaume Cizeron devient le 1er patineur à remporter 2 titres consécutifs avec 2 partenaires différentes.
Pour se ressourcer et profiter du repos du guerrier, ces urgentistes comme ils aiment se définir faisant plus penser pour certains à M*A*S*H (1970) qu’à Geneviève de Gallard ont pu skier (piste ou fond), faire du bobsleigh ou de la luge, le tout pour 5000 € pour les plus économes, déductibles puisqu’il s’agit d’un séminaire de travail.
Pour preuve, comme à Fès, il y a 3 ans où le principal sujet de conversation portait sur l'avenir de Guilhem Brémond, très attentif à Hafjell aux retombées de l’affaire Epstein qui ont éclaboussé entre autres Matthieu de Boisséson passé par Gide, Darrois Villey et Linklaters.
Cette fois-ci c’est la recherche du point de chute d’Astrid Zourli dans l'un de ses 3 cabinets qui a monopolisé l’attention de ceux qui en quelques sortes voulaient trouver la dame. Autre sujet de conversation, le passage en band 2 chez Chambers de Delphine Caramalli qui en a étonné plus d'un mais pas Patrick Puy surnommé par une rageuse “le Guy Roux du restructuring” mais également “un puit sans fond” depuis l'échec de la levée du fonds d'Equerre Capital avec Pascal Lebard.
Ce dernier n'est pas en reste puisque Montyon Capital, son family office tourne autour de Trigo après que les candidats en lice aient tous “posé le crayon”.
Sans oublier quelques indiscrétions sur les candidats retenus avec l'aval du Ciri pour le prochain Prix Ulysse. Reste à savoir qui d'Asia Voyages, Sigmaphi Accelerator Technologies et Supratec va remporter cette année la médaille en chocolat et qui de Guillaume Linton, Sébastien Longelin et Yoann Hébert aura le bout tout rouge à l'annonce des résultats?
Pour terminer sur une note positive, pour ne pas augmenter l’empreinte carbone de ce séjour, la moto-neige n’était pas au programme et rien de répréhensible ne s'est déroulé au sauna mixte du Pellostova comme c'est la tradition pour ces lieux en Scandinavie.