Si Gilles Rolland a joué le jeu en portant la même chemise que Jona Hill dans 22 Jump Street (2014), tous les invités n'ont pas fait l'effort de se déguiser.
À croire que le buffet n'en valait pas la peine comme vous l'avez entendu au TAE de Paris à votre arrivée à la Nuit du Droit juste avant d'assister à la table ronde sur le rôle de l'audience en procédures collectives.
Entouré de Stéphane Gorrias, Frédéric Abitbol, Thomas Doyen et 2 juges consulaires des TAE de Nanterre et de Paris, rejoins plus tard par Hélène Bourbouloux, un habitué des lieux, très pointilleux sur l’orthographe, faisait part du mauvais souvenir laissé par le traiteur d'un cocktail auquel il avait été convié.
Mais difficile de savoir s'il s'agissait de celui de Valtus n'ayant pas assisté au début de la conversation où plus tard Dalloyau et Accor ont été cités sans être incriminés puisque l'intéressé n'avait pas répondu au petit curieux qui se mettait en jambe avant d'intervenir assis à la place des magistrats de la chambre internationale du tribunal.
En face au 1er rang, d'ordinaire réservé aux avocats, se trouvait un journaliste que l'on ne présente plus dont la tenue et l'entregent ont intrigué au plus haut point Christine Mariette, juge consulaire et déléguée générale à la prévention et au traitement des difficultés au TAE de Paris.
Cet ami de Michel Rowan qu'elle n'a pas reconnu mais à 67 ans il arrive que la mémoire flanche, a failli lui faire perdre son latin et sa patience. Aussi pour ne pas tenter le diable, le matricule 83530 a préféré s’abstenir lors de la séance des questions ce qui ne lui ressemble pas.
Modérateur de cette table ronde très relevée et passionnante pour ceux qui avaient le niveau, cette ex-associée d'Azulis Capital s’est bien gardée d’illustrer les propos des intervenants en les incitant à aborder les dossiers Hôtels de Paris, Orpéa, FIB et People & Baby alors qu’il aurait été opportun de le faire pour égayer les débats. Mais en avait-elle les moyens?
Tous ces dossiers ayant été traités, en bonne et due forme, dans Opérations Financières, une publication qui a le don d’en exaspérer certains et créer des frustrations chez d'autres qui n'y ont pas accès, les happy fews auront tout loisir de pouvoir combler leurs lacunes.
Dans ce lieu où la technologie est à la pointe, on peut regretter le travail d’amateur des menuisiers qui ont conçu des tables trop étroites où l’on peut poser un calepin mais pas un dossier de plaidoirie sauf à le surveiller comme le lait sur le feu pour qu’il ne tombe pas sur le parquet dont au passage aucun représentant n’était présent ce soir là, sous peine et l’on en conviendra, de créer un incident d’audience.
Dieu soit loué chez Valtus tout c’est bien passé malgré la présence de Thierry Grimaux qui a suscité l’inquiétude de certains invités. Non pas de crainte que ce fan de plongée aux 5000 dives vienne avec le bout tout rouge en portant sur la tête le bonnet écarlate du Cdt Cousteau mais plutôt qu’il annonce son intention de tester l’apnée profonde en Scandinavie à Noël non loin du Icehotel de Kiruna.
Au printemps, ce trompe-la-mort, au goût simple, est bien parti au bout du monde et au milieu de nulle part en Papouasie Nouvelle Guinée pour se retrouver face à un mur de barracudas évidemment pas à la recherche d’Ariel, la petite sirène, ni de Nemo, le jeune poisson clown.
Sachant que l'enfer est pavé de bonnes intentions, celle-ci serait une manière comme une autre de remercier celui qui lui a assuré une retraite dorée en reprenant à prix d’or cet acteur du management de transition.
En faisant entrer à son capital, Polaris, un family office suédois, Valtus ne devrait pas tarder à installer un sauna sur sa terrasse.
Pour l’heure, le dernier étage de leurs bureaux de la rue de Berry sert pour des pince-fesses sans chi-chi toujours à la bonne franquette où se pressent des invités grisonnants ou blanchis sous le harnais.
Ne s'étant pas éternisé chez Valtus après son départ précipité de Paluel Marmont, Arthur Rozen était absent à la différence de Guilhem Brémond venu seul bien après le discours de Lionel Gouget, le senoir partner en charge du restructuring moins volubile que son prédécesseur.
Parmi les invités, les serveurs ont pu reconnaître non loin du buffet à poissons, Alexandra Bigot et Virginie Verfaillie qui n’ont pas fini sur le grill et près de celui des merguez et brochettes de viande Fabienne Beuzit et Eugénie Amri avant que Marie Tellechea ne les rejoigne après être encore passée sur B Smart surnommé par certains le Journal du X de la finance.
À l'accueil, les hôtesses ont pu identifier quand ils prenaient leur badge Serge Pelletier, Olivier Marion et Paul Henry Audras mais surtout ceux dont on taira le nom par charité chrétienne qui ont profité d'un dernier verre puis d’un autre pour continuer à parler de la trajectoire prise ces dernières années par l'ARE.